« Etude des parasites oophages de la chenille processionnaire du pin en réponse au réchauffement climatique sur le versant sud du Massif Central »…
Du partenariat entre l’INRA et Micropolis est né un stage. Le 03 mars 2008, Micropolis accueillait une stagiaire dévouée.
Sa mission ?
Compter des parasites ( ???!).
Le sujet de son stage ?
« Etude des parasites oophages de la chenille processionnaire du pin en réponse au réchauffement climatique sur le versant sud du Massif Central ».
A vos souhaits.
Un peu pompeux mais pas du tout compliqué à comprendre et passionnant avec ça.
Décryptage.
Source :
www.lebloguejardin.com
La chenille processionnaire du pin est connue pour être le premier ravageur forestier français : en effet, dès l’éclosion, chaque nuit, les chenilles se nourrissent d’aiguilles de pin. Elles possèdent également des poils urticants qui, si vous entrez en contact avec eux, vous laisserons à coup sûr un souvenir impérissable !!!
Les parasites oophages sont des insectes qui pondent leurs oeufs dans les œufs de la processionnaire. On parle même de parasitoïdes car ils entraînent la mort des larves de processionnaire avant leur éclosion (l’œuf hôte devient « une réserve de nourriture pour le développement du parasitoïde).
Le réchauffement climatique désigne l’augmentation des températures à la surface de la terre liée à l’augmentation des quantités de carbone (émises notamment suite aux activités humaines).
Pourquoi le versant sud du Massif Central ?
Le Massif Central était jusque là épargné par ce ravageur mais, augmentation des températures oblige, la processionnaire du pin étend son aire de répartition en altitude et en latitude. Implantée depuis longtemps dans le sud de l’Aveyron, la processionnaire ne cesse de progresser vers le nord du département.
Sous l’effet du réchauffement climatique, la chenille processionnaire du pin progresse donc vers le nord de la France et en altitude. Il semblerait que l’on ne retrouve pas son cortège habituel de parasites oophages dans les zones nouvellement colonisées. Sans parasite, elle pullule.
La mission principale de ce stage :
Compter et identifier les parasites présents dans chaque ponte de processionnaire. Sachant que 304 pontes ont été récoltées et qu’il y a entre 200 et 300 œufs par ponte : on se rend compte de l’ampleur du travail mais aussi de sa nécessité.
Le but du stage :
Comparer le nombre de parasites dans les pontes prélevées dans des zones où la processionnaire est présente depuis longtemps au nombre de parasites dans les pontes prélevées dans les zones où la processionnaire vient de s’installer.
Si on peut démontrer qu’il y a moins de parasites dans les zones colonisées depuis peu, on peut alors envisager de mettre au point une technique de lutte biologique. Il s’agirait d’introduire des parasites dans les zones nouvellement colonisées par la chenille. Les dits parasites se chargeraient de diminuer l’effectif des chenilles. Mais attention, dans le cadre de la mise au point de tout programme de lutte biologique, il est essentiel de connaître l’impact des espèces à introduire sur les espèces présentes dans la zone d’introduction. Notre cible ici est la chenille processionnaire, il ne s’agit pas de réintroduire des parasites et que ceux ci s’attaquent à d’autres espèces que la notre. Dans ce cas, on provoquerait un déséquilibre de l’écosystème qui pourrait être dangereux.
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Baryscapus servadeii (Domenichini) |
Ooencyrtus pityocampae (Mercet) |
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Trichogramma sp. |
Anastacus bifasciatus (Fonscolombe) |
Ces dessins sont extraits du site du projet PROMOTH : http://www.daapv.unipd.it/promoth/parasitoids.htm


Ponte de processionnaire recouverte d’écailles
provenant de l’abdomen de la femelle
Photo de Lucas Baliteau
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a) pontes retirées de leur tube à essai |
b) Retrait des écailles |
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c) Mesure des pontes “nues” |
d)Choix de 3 lignes à observer |
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e) Observation des oeufs à la binoculaire |
f) Parasite juste émergé |
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g) Identification d’un parasite au microscope (x10) |
h) parasite conservé dans l’alcool à 95° |
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