Le choc anaphylactique est une réaction allergique exacerbée, entraînant dans la plupart des cas de graves conséquences (chute de la pression artérielle, accélération du rythme cardiaque, troubles respiratoires, troubles digestifs…). La mort peut survenir par arrêt circulatoire qui désamorce la pompe cardiaque, ou par un spasme majeur au niveau des bronches, entraînant un état d’asphyxie, ou encore par œdème pulmonaire.
Bactérie couramment utilisée pour sa capacité à produire des substances toxiques pour certains insectes.
Stade de développement intermédiaire entre la larve et l’adulte.
La deltaméthrine est un composé chimique utilisée principalement comme insecticide et répulsif pour les insectes ou les serpents.
Substance présentant un effet insecticide.
Etude des insectes.
Toxique pour les insectes.
Né à St Léons en Aveyron en 1823, J.H. Fabre était un grand entomologiste. Remarquable observateur des insectes, il s’est surtout intéressé à l’étude du comportement de ces petites bêtes. Prônant la vulgarisation scientifique, il nous laisse de nombreux ouvrages, dont le plus célèbre est Souvenirs entomologiques,(1907).
Il s’est éteint à Sérignan du Comtat dans le Vaucluse en 1915.
Pour en savoir plus : www.musee-jeanhenrifabre.com
Composé présent dans de nombreuses huiles essentielles.
Transformation de la chenille en chrysalide.
Gonflement d’un organe ou d’un tissu.
Substances chimiques émises par la plupart des animaux et notamment les insectes, agissant comme des messagers entre individus de même espèce.
Produits utilisés pour soigner les organismes végétaux.
Organismes se développant au dépend d’œufs.
L’apparition, face à un produit toxique, d’individus résistants est dans l’ordre même du vivant. Il ne s’agit là que d’une application de la théorie darwinienne de la sélection naturelle. Les individus les plus sensibles au produit toxique étant éliminés, ne survivent que ceux qui sont moins affectés, puis non affectés. Ces derniers se reproduisant entre eux, c’est ainsi que l’on voit « apparaître » des populations entièrement résistantes. La mise au point de substances actives s’accompagne donc toujours, à plus ou moins long terme, de leur perte d’efficacité.
Source : www.wikipedia.org
1. Battisti A., Stastny M., Netherer S., Robinet C., Schopf A., Roques A., Larsson S.
(2005) Expansion of geographic range in the pine processionary moth caused by increased winter temperatures, Ecological applications, 15 : 2084-2096
2. Fabre J.-H. (1989) Souvenirs entomologiques, études sur l’instinct et les mœurs
des insectes, Editions Robert Laffont, II : 170-223
3. Huchon H. & Démolin G. (1971) La bioécologie de la processionnaire du pin. Dispersion potentielle. Dispersion actuelle., Phytoma, 23 : 11-20
4. Robinet C., Baier P., Pennerstorfer J., Schopf A., Roques A. (2007) Modelling the effects of climate change on the potential feeding activity of Thaumetopoea pityocampa (Den. & Schiff.) (Lep., Notodontidae) in France, Global Ecology and Biogeography, 16 : 460-471
5. INRA. Site de l’Institut National de Recherche Agronomique, http://www.inra.fr/ (Page consultée le 14 mai 2008)
6. Martin J. C.. «La processionnaire : le dossier ». In liste des unités. UE
Forestière Méditerranéenne. Site de l’Institut National de Recherche Agronomique, http://www.avignon.inra.fr/les_recherches__1/liste_des_unites/ue_forestiere_mediterraneenne/la_processionnaire_dossier (Page consultée le 14 mai 2008)
7. Notin C.. « Comment Bacillius thuringiensis tue-t-il les insectes? ». In Futura
Sciences. Actualité. Site de Futura-Sciences, Au cœur de la science, http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/zoologie/d/comment-bacillus-thuringiensis-tue-til-les-insectes_9736/ (Page consultée le14 mai 2008)
La processionnaire du pin s’attaque à toutes les espèces de pin présentes en France, ainsi qu’aux cèdres et aux douglas.
Cependant, si la femelle a la possibilité de choisir entre plusieurs espèces afin de déposer ses œufs, elle montrera alors des préférences.
Voici l’ordre de préférence de la femelle:
« Selon Démolin (1969a), cet ordre s’explique par le fait que le premier critère de ponte de la femelle est le diamètre des aiguilles. Pourtant, une étude plus récente attribue la préférence à la présence de substances volatiles émanant des tissus des aiguilles, comme le limonène (Tibéri et al., 1999).
La femelle se dirige vers des arbres se découpant en silhouette sur fond clair (Démolin 1969a), ceci explique pourquoi il s’agit souvent d’arbres de lisière ou appartenant à des jeunes peuplements. La distance à parcourir entre le lieu d’accouplement et le lieu de ponte ne semble pas, pour Démolin (1969c), constituer une limite pour le choix de l’hôte. Selon lui, la femelle peut en effet parcourir des distances de plusieurs kilomètres, ce qui représente un problème important d’extension rapide du foyer d’infestation. »
(Source : 6)
Les prédateurs de la chenille processionnaire du pin sont nombreux et se différencient par leurs cibles : certains s’attaquent aux œufs, d’autres aux larves, aux chrysalides ou aux papillons.
En voici quelques exemples :
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Ephippigère (Ephippiger ephippiger), prédateur efficace des oeufs |
Mésange bleue, (Parus caeruleus), grande consommatrice de chenilles |
Calosome sycophante (Calosoma sycophanta), dont l’adulte et sa larve sont des prédateurs très efficaces des chenilles. |
Les parasites oophages sont des insectes qui pondent leurs oeufs dans les œufs de la processionnaire. On parle même de parasitoïdes car ils entraînent la mort des larves de processionnaire avant leur éclosion (l’œuf hôte devient « une réserve de nourriture pour le développement du parasitoïde).
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Baryscapus servadeii (Domenichini) |
Ooencyrtus pityocampae (Mercet) |
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Trichogramma sp. |
Anastacus bifasciatus (Fonscolombe) |
Ces dessins sont extraits du site du projet PROMOTH : http://www.daapv.unipd.it/promoth/parasitoids.htm
Source : flickr.com
Il existe un champignon, Cordyceps militaris, parasitant des nymphes de lépidoptères, particulièrement de la processionnaire du pin. En effet, si vous déterrez ce champignon, vous découvrirez sûrement une chrysalide sur lequel le champignon est ancré.
Les processionnaires du pin sont de charmantes chenilles aux poils roux qui se déplacent en procession. Sous ce joli apparat se cache le premier défoliateur forestier français et des poils urticants dont le contact pourrait vous laisser de bien mauvais souvenirs.
La processionnaire du pin constitue, en terme de dégâts, le premier défoliateur forestier français. Si elle ne tue pas les pins dont elle dévore les aiguilles, elle leur inflige cependant un retard de croissance important et les rend plus vulnérables à certaines agressions (attaque de ravageurs, sécheresse….)
De plus, les chenilles possèdent des poils urticants pouvant entraîner des réactions violentes chez l’homme et les animaux domestiques.
Chez l’être humain, ces réactions vont de la simple démangeaison au choc anaphylactique en passant par des plaques d’urticaire, des œdèmes, des problèmes affectant les yeux et les voies respiratoires, etc …
Il faut noter qu’au fur et à mesure des expositions, les réactions sont de plus en plus importantes.
Chez les animaux domestiques, on assiste à des nécroses de la langue, en particulier chez le cheval et le chien, pouvant conduire à l’euthanasie de l’animal.
Par ailleurs, la processionnaire s’installe souvent dans les villes et villages au niveau des arbres d’ornements de parcs et jardins privés, passant parfois sur des conifères autres que les pins (Cèdre, Douglas). Dans toutes ces zones néo-colonisées, les populations humaines et animales n’ont jamais été en présence de la processionnaire. Elles ne connaissent donc pas les risques liés à cet insecte, ce qui a déjà entraîné de nombreux accidents, touchant particulièrement les enfants cherchant à jouer avec ces chenilles, mais aussi chiens et chevaux (selon les témoignages de vétérinaires de l’Aveyron).
Attention! Les poils urticants sont encore actifs dans les nids, même abandonnés !
Source : Alain Roques, INRA Orléans, Zoologie Forestière.
« Réchauffement climatique », « érosion de la biodiversité » : les expressions sont récurrentes, un peu inquiétantes mais semblent bien éloignées de nos préoccupations quotidiennes. Avec une progression d’environ 55km vers le nord de la France depuis 1996, la chenille processionnaire du pin nous le rappelle : le réchauffement climatique est bel et bien enclenché et ses effets sont dores et déjà visibles.
Photo de Lucas Baliteau
Le développement larvaire de la chenille processionnaire du pin a lieu pendant l’hiver, elle est donc particulièrement sensible aux variations même minimes des températures hivernales.
Ainsi, si la température descend en dessous de -16°C, toutes les chenilles meurent. De même, il faut que la température du nid soit au dessus de 9°C dans la journée, et que la nuit suivante la température de l’air soit supérieure à 0°C pour que les chenilles puissent quitter le nid et s’alimenter. Si une de ces deux conditions n’est pas remplie, la famine survient et les chenilles périssent (3).
La communauté scientifique s’accorde à dire que le réchauffement climatique est bien réel, on constate notamment une augmentation des températures hivernales. La processionnaire du pin a ainsi progressé de 55 km vers le nord depuis 1996 (4) dépassant largement son aire de répartition habituelle à savoir le bassin méditerranéen. On comprend bien que la disparition des températures défavorables au développement de la processionnaire a favorisé sa progression en latitude (vers le nord de la France) mais aussi en altitude (dans les Alpes, les Pyrénées et le Massif central) (1).
Une équipe de l’INRA d’Orléans prévoit, sous l’hypothèse du scénario climatique le moins pessimiste, une arrivée de la chenille processionnaire dans Paris intra-muros d’ici 2025 (4).
Présente à l’origine sur l’ensemble du bassin méditerranéen et sur la côte atlantique (en dessous de la ligne bleue), la processionnaire a étendu son aire de répartition vers le nord de la France sous l’effet du réchauffement climatique de ces trente dernières années.
La ligne bleue montre l’aire de répartition de la processionnaire du pin en 1980 (données CEMAGREF).
Les lignes noire et rouge montrent l’aire de répartition de la processionnaire en 2006 (données INRA) respectivement au niveau du front nord et du front du Massif Central.
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Source : INRA |
Pour plusieurs raisons.
D’abord, parce que c’est une manifestation concrète du réchauffement climatique. Cette expansion nous renvoie donc au problème plus global de l’impact de l’homme sur les écosystèmes.
Ensuite, parce les chenilles se nourrissent d’aiguilles de pins. Elles fragilisent les arbres, les rendant plus sensibles aux attaques de pathogènes.
Enfin, parce qu’on la retrouve de plus en plus en zone urbaine et semi-urbaine. La processionnaire du pin se trouve ainsi confrontée à des populations qui ne sont pas habituées à cet insecte. Ceci augmente donc le risque de contacts entre les chenilles et les promeneurs, les enfants, les animaux domestiques et le bétail.
Lutter contre la chenille processionnaire du pin, c’est lutter pour la santé des forêts de pins mais aussi pour la santé publique. Si la processionnaire ne tue pas les pins dont elle dévore les aiguilles, elle réduit considérablement la surface photosynthétique et les rend nettement plus fragiles. Ses poils urticants peuvent provoquer des démangeaisons voir même des oedèmes chez les personnes mais aussi les animaux qui entrent en leur contact. La lutte s’organise donc, mais attention, pas n’importe comment !
Source:www.mrnf.gouv.qc.ca
La lutte ne permet en aucun cas d’éviter une nouvelle pullulation mais elle permet de protéger les peuplements d’arbres les plus sensibles ou de protéger les populations.
La chenille processionnaire du pin n’entraîne pas la mort des arbres dont elle dévore les aiguilles mais provoque des retards de croissance importants. Très vite, il est devenu nécessaire de traiter les forêts atteintes.
Des traitements chimiques ont d’abord été mis au point à partir de diflubenzuron et de deltaméthrine. Mais, l’usage de traitements phytosanitaires est peu à peu délaissé : deux raisons principales à cela. D’abord ces traitements n’éliminent pas seulement la processionnaire du pin : ils entraînent la mort d’autres insectes non cibles. Ensuite parce que ces traitements entraînent l’apparition de résistances et deviennent donc rapidement inefficaces.
La lutte biologique reste le moyen de lutte privilégié. On utilise pour cela le Bacillus thurengiensis (Bt). L’épandage par voie aérienne de Bt permet ainsi le traitement de grandes surfaces. Ce sont ses vertus entomotoxiques qui sont utilisées : ce bacille est capable de produire des toxines c’est-à-dire des protéines qui détruisent l’intestin moyen de certaines larves d’insectes (c’est le cas des larves de Lépidoptères) (7). Bien que plus respectueuse de l’environnement, cette technique montre ses limites. Elle est d’abord très onéreuse : les pulvérisations se font par hélicoptère. Elle est ensuite peu sélective : des Lépidoptères non cible peuvent être atteints.
La lutte s’organise donc, et plusieurs équipes de l’INRA testent actuellement des moyens de lutte adaptés et respectueux de l’environnement. Plusieurs pistes sont à l’étude.
L’utilisation d’ennemis naturels de la processionnaire en est une. Il semblerait que dans les zones nouvellement colonisées par la chenille, ses prédateurs naturels soient absents ou tout du moins présents en nombre restreint. Sans ennemi, la processionnaire a la belle vie et peut pulluler en toute tranquillité. Il s’agirait donc d’introduire des oiseaux prédateurs comme la huppe ou des parasites dans les zones nouvellement colonisées. On parle également de lutte biologique.
L’utilisation de phéromones sexuelles est également envisagée. Avant l’accouplement, la femelle émet une phéromone, la pityolure, qui attire le mâle. L’idée est de mettre en place des dispositifs imbibés de pityolure dans les zones d’accouplement : les mâles ne sachant plus où donner de la tête, sont incapables de trouver la femelle et meurent sans même s’être accouplés. On peut également utiliser cette phéromone de synthèse afin d’attirer le mâle dans un piège.
Pour éviter que votre jardin se couvre de nids blancs, des précautions peuvent être prises. Il faut par exemple éviter de planter des pins en particulier des pins noirs, la plante hôte préférée de la processionnaire du pin.
En plantation, une rangée d’espèces non hôtes bordant la lisière la mieux exposée au soleil peut permettre de limiter les attaques à un niveau acceptable.
Si vous avez un nid dans votre jardin : pas de panique. L’utilisation d’un sécateur ou mieux d’un échenilloir est préconisée (sorte de sécateur au bout d’un long manche). Il permet de couper la branche qui supporte le nid, nid qui devra ensuite être brûlé. Il est conseillé de se débarrasser des nids le plus tôt possible : lorsque les chenilles sont les plus vulnérables (entre septembre et octobre). Dès le troisième stade larvaire, les chenilles se couvrent de poils urticants. Il devient alors nécessaire de se protéger de tout contact avec les poils. La destruction des nids d’hiver (novembre à février environ) nécessite donc plus de précautions : si une allergie tu veux éviter, tout contact avec les poils urticants tu éviteras. Il est à noter que les nids vides contiennent des poils qui peuvent se disperser sous l’effet du vent, il est par conséquent également conseillé de s’en débarrasser en les brûlant.
Le cycle de la chenille processionnaire se déroule généralement sur un an. Il varie d’une région à l’autre selon les conditions environnementales comme l’ensoleillement et la température (6). Les données indiquées dans ce tableau correspondent donc à un cycle dit « moyen ». La période de traitement, en orange, se situe entre septembre et décembre : l’idéal est de les repérer et traiter le plus tôt possible.
Sur la lutte biologique à partir de Bacillus thurengiensis :
http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/zoologie/d/comment-bacillus-thuringiensis-tue-til-les-insectes_9736/
Source :
http://www.daapv.unipd.it/
promoth/objectives.htm
Loin d’être un fléau franco-français, la processionnaire du pin est présente dans d’autres pays européens. Le projet PROMOTH (pour « PROcessionary MOTH », le nom anglais de la processionnaire du pin) est un programme européen dont le but est de protéger les forêts de pins et d’élaborer des moyens de lutte adaptés en mettant en commun les travaux de différentes équipes européennes :
http://www.daapv.unipd.it/promoth/
L’INRA d’Orléans travaille sur la thématique « Chenille processionnaire du pin et réchauffement climatique ». Elle a mis au point un model prévisionnel d’expansion de la processionnaire et cherche à mettre au point un programme de lutte biologique à partir de parasites :
http://www.orleans.inra.fr/les_unites/ur_zoologie_forestiere/processionnaire_du_pin
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